Objets connectés: quel intérêt pour l’Afrique ?

Souvent présenté comme le continent de l’avenir, malgré les défis socio-économique, l’avenir de l’Afrique s’écrira à l’encre de la technologie et des possibilités infinies non exploitées.

L’utilisation des objets connectés est en plein essor aujourd’hui. Selon le dernier rapport publié par DHL et Cisco Systems, le marché global serait estimé à 1,9 milliard de dollars en termes d’opportunités. Pourquoi l’Afrique devrait elle s’intéresser à l’internet des objets à l’heure où l’approvisionnement en eau et en électricité restent encore pour le moins problématique? Ces objets pourraient permettre au continent d’accélérer son développement socio-économique. Il serait par exemple inadéquat d’affronter les braconniers avec des montres connectées telles que la smartwach mais avec des dispositifs de localisation connectés sur les espèces rares. Il serait plus judicieux de lutter contre le braconnage avec des drones, les foyers de braconniers seront facilement repérés.

Les objets connectés en tant que tendance naissante pourrait devenir une niche parmi tant d’autres comme l’agriculture ou les énergies renouvelables sur lesquelles l’Afrique s’appuiera dans le but de gagner en puissance sur la balance des échanges internationaux. Nous pouvons dire que le marché est relativement vierge en Afrique Subsaharienne. Cependant certains entrepreneurs africains commencent à se pencher sur la question afin de développer cette nouvelle tendance. Notamment au Cameroun, l’entrepreneur Arthur Zang crée « Himore Medical » pour concevoir des appareils médicaux cardiopad. L’objectif de cet appareil est de pouvoir ausculter à distance. Il est pareil qu’un Ipad.

Ensuite, au Kenya, Ushahidi crée « BCRK » un boitier pour se connecter n’importe où en 3G, 4G ou wifi dans n’importe quel pays. Par ailleurs, nous avons les taxis connectés appelés Africab présent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Congo. Le but est de télécharger l ‘application et de pouvoir commander un taxi pour se déplacer.

Au Gabon, l’internet des objets a fait ses preuves lors de la construction d’infrastructures et a permis d’effectuer une cartographie. En effet, la compagnie Perenco a utilisé des drones au Gabon pour cartographier les zones pétrolières.

Cependant, l’utilisation de ces objets constitue une menace importante en terme de cyber sécurité. Sécuriser les données échangées entre les appareils, accentuer la fiabilité des objets viennent compliquer la tâche à l’heure ou le hacking se développe à une vitesse galopante. Il devient impératif pour les pays africains d’envisager une législation en matière d’objets connectés pour protéger les populations d’un excès qui pourrait nuire.

Tous ces défis ne doivent pas occulter le fait que l’économie des objets intelligents constitue le point de départ d’un décollage économique et technologique pour le continent. Mais l’essor de cette économie devrait s’accompagner d’une formation de ressources humaines qualifiées et plus encore, d’une imprégnation de la culture de la technologie. Alors seulement, le continent pourra prendre son envol dans ce domaine.

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