Quand le cinéma numérique redonne vie aux acteurs disparus.

Pour les plus geeks d’entre vous, j’ai l’intime certitude que vous vous êtes rués vers le cinéma le plus proche pour aller visionner le dernier “Star Wars, Rogue One”dès sa sortie en salle.En étant à coup sur, émerveillé par le réalisme de la 3D, des effets spéciaux et de la qualité du scénario.

Mis à part la beauté de ce chef d’oeuvre, une chose a dû très certainement vous surprendre en voyant le retour du disciple de Dark Vador, Moff Tarkin, interprété par le talentueux Peter Cushing. “Tiens ? il n’est pas mort depuis le temps ? Il a rajeuni j’ai l’impression…” Et bien non, vous ne rêvez pas. Peter Cushing est belle et bien décédé en 1994, soit il y’a 22 ans. Comment cela est-il possible ? Comment le numérique permet-elle un tel exploit  ? Élément de réponse.

Comment le cinéma numérique permet-il de redonner vie aux acteurs disparus ?

La technologie cinématographique actuelle permet de véritables prouesses et ne cesse d’évoluer avec le temps. Aujourd’hui, nous sommes donc capable de redonner vie à un acteur décédé ou absent lors d’un tournage. Si la création numérique du personnage n’est pas exempte de tout reproche, elle n’en demeure pas moins bluffante et incroyablement précise.

Concernant le film “Star Wars Rogue One”, Lucas film aurait pu prendre le choix de la facilité en choisissant des acteurs ressemblants et de laisser l’imagination du spectateur faire le reste pour parvenir à ce résultat. Mais étant une des premières entreprise avoir utilisé les effets spéciaux dans l’histoire du cinéma,  cela aurait été un crime de lès majesté.

Technique de la Motion Capture

Pour faire revenir le Grand Moff Tarkin, il a fallu mélanger plusieurs techniques : performance capture et effets spéciaux numériques.

Guy Henry un acteur ressemblant, présentant une morphologie proche de celle de Peter Cushing a eu l’honneur de servir de « mannequin ». Le visage de Cushing modélisé sur ordinateur a été incrusté sur la tête de la doublure. Mais il a également fallu, par souci de réalisme, étudier et reproduire les différents tics de Cushing.

Le résultat est si impressionnant que l’ancienne secrétaire de Peter Cushing a confié à la presse américaine avoir été bluffée, alors qu’elle a travaillé avec l’acteur pendant trente-cinq ans. Le travail des techniciens est aussi étonnant pour les expressions de l’acteur que pour son langage corporel.

Plus d’explication avec cette vidéo de la ABC :

https://www.youtube.com/watch?v=xMB2sLwz0Do

 

Si le procédé tient ses promesses du point de vue technique, des voix s’élèvent pour en dénoncer les possibles dérives légales et éthiques. Est-il acceptable de faire jouer un acteur mort, qui n’a donc pu donner son avis sur sa participation au film ? Le débat est lancé.

 

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